Votre vie entre deux traitements
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Votre vie entre deux traitements


 
 

Il est important ici de considérer le type de traitements que vous recevez pour gérer votre vie entre deux cycles de chimiothérapies :

1/ en cas de chimiothérapie intra-veineuse :


Entre deux séances de chimiothérapie intra-veineuse, votre vie doit être aussi normale que possible. En fonction de l'intensité de la chimiothérapie que vous recevez, il vous sera possible de travailler, d'aller et venir, de faire vos courses, de voir votre famille et vos amis, d'aller au restaurant… Rien ou peu de choses vous sont en fait interdites. C'est finalement vous qui sentirez ce que vous pouvez faire et ne pas faire. Certaines périodes de chimiothérapie seront plus fatigantes que d'autres et vous apprendrez bien vite à gérer votre vie entre ces phases de traitement.

Il vous sera possible de gérer les problèmes médicaux mineurs avec votre médecin. Ne modifiez pas vos, traitements antérieurs sauf avis spécifiques de votre cancérologue. Celui-ci avec l'aide de l'infirmière d'annonce vous aura expliqué la conduite à tenir en cas de fièvre. C'est ici la principale consigne ‘restrictive' qui vous aura été expliquée longuement.

Une activité sportive modérée est autorisée. Celle-ci peut être parfois limitée en cas de manque de globules rouges. Des transfusions et/ou un recours à l'administration d'érythropoïétine peut être nécessaire dans ce cas. Le taux de plaquettes est rarement bas au point d'entraîner un risque de saignements en cas de petits chocs. Votre cancérologue vous préviendra le cas échéant.

2/ en cas de chimiothérapie orale :

La chimiothérapie orale vous offre l'avantage de pouvoir être prise à domicile. Etant moins fortement dosée, elle est souvent moins fatigante. Elle est de ce fait synonyme de qualité de vie améliorée, voire normale.

Il peut parfois se produire des toxicités à type de diarrhée, rarement invalidante, ou des toxicités cutanées, pouvant gêner votre vie quotidienne. Parlez-en à votre médecin.

3/ en cas de thérapies orales dites ‘ciblées' :


Les thérapies ciblées peuvent occasionner des toxicités hématologiques ou cutanées ainsi que des diarrhées. Les consignes seront les mêmes que pour les chimiothérapies classiques. En cas de fatigue inhabituelle, votre médecin recherchera une anémie et vous fera faire un dosage des hormones thyroïdiennes. Une hypothyroïdie s'observe en effet dans environ 15 à 20% des cas. Elle est facilement contrôlable par l'administration d'hormones thyroïdiennes.

4/ en cas de traitement par radiothérapie externe :


Sauf circonstances particulières ou cas de longs transports quotidiens (ce que votre cancérologue tâchera d'éviter au maximum en vous confiant à un centre plus proche de votre domicile), votre vie devra rester aussi normale que possible. Votre cancérologue vous fera part bien sûr des effets secondaires potentiels de la radiothérapie en fonction des zones irradiées et de la dose de radiothérapie.

5/ en cas de retour à domicile nécessitant une poursuite des soins :

Il est possible dans certains cas d’autoriser votre retour à domicile tout en continuant les soins, que ceux-ci soient très simples (ex, injection de médicaments anticoagulants par voie sous cutanée…) ou plus complexes (morphiniques par pompes électriques, antibiothérapie, nutrition intraveineuse…).dans ce cas, il est tout-à-fait possible de transférer l’hôpital chez vous, en impliquant par ailleurs votre médecin traitant. C’est ce que l’on appelle le système de l’Hospitalisation A Domicile (HAD). Celle-ci peut être issue de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (aphp.fr)) ou de structures privées et peut être organisée concomitamment avec les réseaux de soins de l’Ile de France (oncorif.fr), lesquels feront intervenir médecins, infirmières, kinésithérapeutes, Psychologues…
Ce retour à domicile, psychologiquement fondamental, se fera ainsi pour vous dans des conditions de sécurité optimales. N’hésitez pas à en parler aux équipes soignantes !

6/ d'une manière générale :

Sachez que votre chimiothérapie, si elle doit être administrée selon un rythme régulier et prédéfini, peut de temps à autre être décalée si la maladie est par ailleurs bien contrôlée, dans des circonstances particulières : fatigue liée au cumul des thérapies, circonstances exceptionnelles telles qu'une cérémonie, un mariage,… En cas de vacances loin de votre domicile mais en France, votre chimiothérapie pourra être confiée à un collègue travaillant sur votre lieu de vacances. N'hésitez pas à en parler suffisamment tôt de façon à ce que ceci soit planifié en toute sécurité pour vous. Enfin, en fonction de votre traitement, des vacances à l'étranger pourront être autorisées !

Pour tout les problèmes professionnels et sociaux, les problèmes avec l'administration (au sens large du terme), en cas de difficultés dans votre vie quotidienne… n'hésitez pas à contacter notre assistante sociale. Celle-ci connaissant les ‘trucs et astuces' et les arcanes administratives parfois complexes vous sera souvent utile. Parlez en aussi à la secrétaire de votre cancérologue. Travaillant de concert avec lui, elle sera à même de vous aider.

En conclusion, votre objectif doit être de vivre aussi normalement que possible. Ceci est important pour avoir bon moral et suivre au mieux les traitements qui vous sont proposés et ne sont pas toujours faciles !
 

     
       
maj : 12/03/2010
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