Les premiers pas d'un étudiant en médecine à l'hôpital
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les premiers pas d'un étudiant en médecine à l'hôpital
 
     
 
Notre rôle en tant que P2 (deuxième année de médecine) est avant tout d'apprendre à connaître le monde hospitalier, son organisation, ainsi que les différents services et équipes qui y travaillent.
Ce stage constitue donc pour nous, fraîchement sortis de la faculté après deux années de travail presqu'exclusivement théorique, un premier contact avec le milieu médical, après toutefois deux semaines de stage infirmier en fin de première année. Première occasion pour voir à ce que ressemble vraiment le métier de médecin et première occasion pour se lancer à petits pas dans la pratique. En même temps, ce stage constitue une préparation au futur rôle d'externe, donc étudiant hospitalier à mi-temps, qui commencera en troisième année de médecine.

Nous accompagnons donc le matin les internes lors de leur visite et nous nous entraînons sous leurs yeux à rédiger des observations, faire un examen clinique au lit du patient, repérer différents signes cliniques ainsi qu'à tenir le dossier médical à jour– d'ailleurs, une bonne partie de l'enseignement passe par l'observation de nos aînés qui nous encadrent pendant ce stage.

Bref, le voilà le petit P2, légèrement tendu en début de stage, intimidé par ce monde nouveau, tellement grand et inconnu qui s'ouvre à ses yeux, mais tout de même très curieux d'apprendre et d'avancer…
Arrive alors le jour du premier contact avec le patient – le cœur s'emballe- on sent que l'on perd son naturel, ses mots, qu'on est tellement maladroit -mais enfin tout s'apprend, il y a toujours une première fois et c'est bien le fait de se jeter à l'eau qui nous fait progresser.

En ce qui concerne le stage à Tenon, c'étaient surtout l'ambiance et l'encadrement par l'équipe qui l'ont rendu tellement instructif: équipe formidable, très dévouée, connaissances médicales impressionnantes – on se sent alors rapidement intégré, finit par trouver ses premiers modèles et à se lancer ses propres défis pour les années d'études à venir (et bien oui, le chemin sera encore long !).

D'ailleurs, comme on a eu la chance de pouvoir tourner sur les différents secteurs du service (assister aux consultations, aux staffs, passage en « bulle » et salles d'hospitalisation -et même visite de l'unité de radiothérapie pour quelques-uns d'entre nous afin d'assister à un centrage), on a pu bénéficier d'un bel aperçu général sur cette spécialité ainsi que les différentes thérapies proposées actuellement.

Le stage en oncologie médicale constitue, pour la plupart d'entre nous, certes souvent la première rencontre avec la mort et des pronostics peu favorables, mais en même temps, il y a aussi les bons moments que l'on retiendra, les progrès énormes qu'a fait (et fait toujours) la cancérologie, les patients que l'on revoit finalement en consultation en rémission complète, voire guéris, et puis, surtout, l'importance de la relation médecin-patient et de la prise en charge globale du patient en ne se focalisant pas seulement sur sa maladie !
 
 

 
 
Sophie SCHMARTZ


 
     
       
maj : 16/09/2012
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